Spirituality of Ganga

Spirituality of ganga

Les rives sacrées du Gange attirent des Hindous venus par milliers méditer, se laver de leurs péchés, assister aux différentes cérémonies. Notre œil est sans cesse attiré par la sobriété des pèlerins s’opposant à l’excentricité des Sâdhus. Équipés d’un studio mobile, confectionné sur place, nous les avons invités à prendre la pose. spirituality of ganga

 

Le sādhu (du sanskrit साधु sādhu, « ayant atteint son but, homme de bien, saint homme »1) est, en Inde, celui qui a renoncé à la société pour se consacrer à l’objectif de toute vie, selon l’hindouisme, qui est le moksha, la libération de l’illusion (māyā), l’arrêt du cycle des renaissances et la dissolution dans le divin, la fusion avec la conscience cosmique. En tant que renonçants, ils coupent tout lien avec leur famille, ne possèdent rien ou peu de choses, s’habillent d’un longhi, d’une tunique, de couleur safran pour les shivaïtes, jaune ou blanche pour les vishnouites, symbolisant la sainteté, et parfois de quelques colliers. Ils n’ont pas de toit et passent leur vie à se déplacer sur les routes de l’Inde et du Népal, se nourrissant des dons des dévots.

Au-delà de la recherche spirituelle, les raisons qui poussent à choisir la vie de sādhu peuvent être diverses : fuir sa caste, échapper à une situation familiale pénible, à une situation économique calamiteuse, mais aussi pour une femme à l’infamie du veuvage, ce qui fait qu’il existe, bien qu’en nombre bien moindre (10 % de la population sādhu), des sādhu femmes ou sādhvī (साध्वी sādhvī).

Les sadhus constitueraient 0,5 % de la population indienne, soit quatre à cinq millions de personnes.